The Crusades — Middle East & Europe (1099, Middle East & Europe)

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Le quinze juillet mille quatre-vingt-dix-neuf, après des années de voyages ardus et de batailles brutales, Godefroy de Bouillon, le pieux noble; Raymond de Saint-Gilles, l'ambitieux comte; Bohémond de Tarente, le prince rusé; et leurs armées de croisés prirent d'assaut Jérusalem. Plus de dix mille personnes furent massacrées dans la ville. Mais comment l'appel aux armes du pape Urbain deux a-t-il pu mener à un tel bain de sang si loin de l'Europe? La Première Croisade avait atteint son apogée, mais où cette guerre sainte a-t-elle commencé?

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En mille quatre-vingt-quinze, le pape Urbain deux s'adressa à une foule immense à Clermont, en France. « Deus vult ! » s'écria-t-il, signifiant « Dieu le veut ! » Il exhorta les chrétiens à reprendre la Terre Sainte aux musulmans, promettant le pardon des péchés à ceux qui prendraient la croix. Les gens écoutèrent, profondément émus par son appel à libérer Jérusalem.

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Avant les armées organisées, Pierre l'Ermite, un prédicateur charismatique mais erratique, rassembla un grand groupe de paysans. Il proclama que Dieu voulait qu'ils reprennent Jérusalem. « Dieu pourvoira », leur assura Pierre, malgré le manque de provisions.

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À Constantinople, Alexis Premier Comnène, l'empereur byzantin, observa l'arrivée des armées croisées avec appréhension. « J'ai demandé des mercenaires, pas une migration ! » se plaignit Alexis à ses conseillers. Il avait besoin de leur aide militaire contre les Turcs seldjoukides, mais craignait leurs ambitions et leur potentielle trahison.

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Bohémond de Tarente, un prince normand rusé, voyait Antioche comme son prix. Le siège d'Antioche fut brutal, durant de nombreux mois en l'an mille quatre-vingt-dix-huit. La famine et la maladie ravagèrent aussi bien les forces croisées que les forces défensives. « La fortune sourit aux audacieux », déclara Bohémond, alors qu'il planifiait sa stratégie.

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Pendant le siège d'Antioche, un paysan nommé Pierre Barthélemy affirma avoir trouvé la Sainte Lance qui avait percé le flanc du Christ. Raymond de Saint-Gilles, le puissant comte, crut que c'était un signe de Dieu. « Cette relique nous accordera la victoire », proclama Raymond, brandissant la lance rouillée.

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Godefroy de Bouillon, connu pour son immense piété, refusa d'être couronné roi de Jérusalem. « Je ne porterai pas de couronne d'or là où le Christ a porté une couronne d'épines », insista-t-il. Il choisit plutôt le titre de Défenseur du Saint-Sépulcre, montrant ainsi sa dévotion.

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Le quinze juillet mille quatre-vingt-dix-neuf, les croisés ont finalement franchi les murs de Jérusalem. Les combats furent féroces et impitoyables. Les croisés, poussés par un zèle religieux, massacrèrent une grande partie de la population. « C'est la vengeance de Dieu ! » crièrent-ils.

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La victoire à Jérusalem a eu un coût élevé. Les rues ruisselaient de sang. Pourtant, de nombreux croisés pleuraient de joie, croyant avoir accompli la volonté de Dieu. Un chevalier, épuisé et couvert de sang, murmura : « Comme l'a dit Machiavel, "la fin justifie les moyens". Nous avons sécurisé la Terre Sainte, quel qu'en soit le prix. »

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Les Croisades ont établi une présence européenne durable au Moyen-Orient. Les routes commerciales entre l'Est et l'Ouest se sont développées, et de nouvelles idées ont circulé dans les deux sens. Bien que les États croisés aient finalement chuté, le souvenir de ces guerres saintes a façonné les relations entre chrétiens et musulmans pendant des siècles. Le paysage culturel et politique du Moyen-Orient a été à jamais modifié.