The Opium Wars — China (1839, China)

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Le vingt et un juin mille huit cent trente-neuf, le commissaire Lin Zexu, le sévère fonctionnaire impérial, supervisa la destruction d'un million deux cent mille kilogrammes d'opium à Humen. Le capitaine Charles Elliot, le surintendant britannique du commerce, observa avec une fureur grandissante. Mais comment les tensions diplomatiques et le commerce lucratif se sont-ils transformés en la première guerre de l'opium ? Comme le disait Confucius : « Étudiez le passé si vous voulez définir l'avenir. » Nous devons comprendre comment cela a commencé.

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Les racines du conflit résident dans la demande britannique insatiable de thé, de porcelaine et de soie chinois. La Compagnie britannique des Indes orientales, cherchant à équilibrer son déficit commercial, commença à exporter de l'opium cultivé en Inde vers la Chine. « L'Empereur ne permettra pas une seule pipe ! » écrivit plus tard Lin Zexu dans une lettre à la reine Victoria, exprimant la frustration de la cour Qing face au commerce de l'opium.

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« Cela ne peut pas continuer », dit le capitaine Elliot à William Jardine, chef de Jardine Matheson. « Le gouvernement Qing ne tolérera pas ce mépris flagrant de ses lois. » Jardine, un homme corpulent aux cheveux grisonnants et au regard astucieux, répondit : « Les profits sont trop importants, Elliot. Nous devons trouver un moyen de poursuivre le commerce, légalement ou autrement. »

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En mille huit cent trente-neuf, l'Empereur Daoguang nomma Lin Zexu Commissaire Impérial, le chargeant d'éradiquer le commerce de l'opium. « Nous devons protéger notre peuple de ce poison », déclara l'Empereur. Lin Zexu arriva à Canton avec une détermination inébranlable, ordonnant la saisie de tout l'opium détenu par les marchands britanniques.

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Le capitaine Elliot, sous la pression des marchands britanniques, ordonna la reddition de tout l'opium au gouvernement britannique, promettant une compensation. Il envoya ensuite une protestation formelle aux autorités Qing. « C'est une violation de nos droits commerciaux », argumenta Elliot. « Nous exigeons réparation ! »

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La destruction de l'opium à Humen a provoqué l'indignation en Grande-Bretagne. Lord Palmerston, le secrétaire aux Affaires étrangères, y a vu une occasion d'étendre l'influence britannique en Chine. « Nous ne pouvons pas permettre à la Chine de dicter les termes du commerce », a déclaré Palmerston au Parlement. « Nous devons défendre nos intérêts ! »

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« Le temps de la diplomatie est révolu », déclara le capitaine Elliot, désormais promu plénipotentiaire. « Nous devons montrer à la cour Qing la force de l'Empire britannique ! » La flotte britannique, armée d'un armement avancé, navigua vers la Chine, initiant les hostilités en mil huit cent quarante.

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Les forces britanniques, technologiquement supérieures, ont rapidement vaincu les armées Qing. Des villes clés comme Canton et Ningbo sont tombées aux mains des Britanniques. Les jonques chinoises ne faisaient pas le poids face aux navires de guerre britanniques. Un soldat Qing s'est écrié : « Leurs canons sont comme le tonnerre, nos épées sont inutiles ! » alors qu'ils battaient en retraite après une bataille perdue.

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En mille huit cent quarante-deux, le traité de Nankin fut signé, forçant la Chine à céder Hong Kong à la Grande-Bretagne et à ouvrir plusieurs ports au commerce britannique. La Chine fut également contrainte de payer une lourde indemnité. « Ce traité est une humiliation nationale », déplora Lin Zexu, déchu de sa position officielle.

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Les guerres de l'opium ont marqué le début d'un siècle d'humiliation pour la Chine, affaiblissant la dynastie Qing et ouvrant la porte à de nouvelles interventions étrangères. Le commerce de l'opium a continué à ravager le pays, créant une dépendance généralisée et des problèmes sociaux. L'héritage de ce conflit continue de façonner les relations de la Chine avec l'Occident aujourd'hui.