Nature's Melody, a Clockwork Birth

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À l'intérieur de leur garage de Noe Valley, une minuscule abeille robotique vrombissait et se cognait maladroitement contre une fleur métallique, sans parvenir à s'y connecter. « Ugh, ça ne marche pas ! » s'exclama Hugo, s'affalant sur son établi. Son père leva les yeux de l'organisation de ses outils et sourit. « Construire la nature est délicat, n'est-ce pas ? Quel est le problème ? »

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« L'abeille n'arrive pas à polliniser ma fleur correctement », expliqua Hugo en montrant du doigt. « Pourquoi est-ce si difficile de les faire travailler ensemble ? » Son père s'agenouilla à côté de lui, examinant les parties complexes. « C'est parce que dans la nature, elles ne se sont pas juste rencontrées ; elles ont grandi ensemble pendant des millions d'années grâce à un processus appelé coévolution. »

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Alors que son père parlait, le garage sembla s'estomper, remplacé par un monde luxuriant et verdoyant, débordant de sons inconnus et d'une vie vibrante. « Pour voir l'exemple le plus étonnant, nous devons remonter le temps », fit écho la voix de son père. « Retour en Angleterre dans les années mil huit cent soixante, dans le bureau d'un homme très curieux. »

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« Il s'appelait Charles Darwin, et il venait de recevoir un étrange colis de l'île de Madagascar », raconta son père. Darwin, un homme à la longue barbe blanche, souleva délicatement une fleur blanche d'apparence bizarre de sa caisse. « Mon Dieu », murmura-t-il, les yeux écarquillés de fascination, « Quelle chose ! »

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Darwin examina la fleur, l'orchidée étoile de Noël, traçant de son doigt son tube nectarifère incroyablement long et fin. « Il mesure près d'un pied de long ! » pensa-t-il à voix haute, complètement déconcerté par sa conception. Il se souvint de ses propres mots, disant : « Comme le grand penseur Aristote l'a un jour noté : "Dans toutes les choses de la nature, il y a quelque chose de merveilleux." Et ceci est vraiment merveilleux. »

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Il posa ses outils et fit une prédiction audacieuse à un collègue sceptique. « Pour que cette fleur survive, il doit y avoir un papillon avec une langue assez longue pour atteindre ce nectar ! » insista Darwin, gesticulant avec emphase vers l'orchidée. « Une créature que personne n'a jamais vue, mais elle doit exister ! »

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Des décennies passèrent, longtemps après la disparition de Darwin. Puis, en mil neuf cent trois, des scientifiques explorant Madagascar le trouvèrent enfin. Ils observèrent avec étonnement un sphinx géant avec une énorme trompe enroulée la dérouler pour boire le nectar de l'orchidée, prouvant ainsi que la prédiction de Darwin était juste.

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Le garage réapparut autour d'Hugo, l'odeur d'huile et de métal remplaçant la jungle. « Ouah ! » haleta-t-il, regardant tour à tour son abeille robot et son père. « Donc la fleur et le papillon sont comme des pièces de puzzle parfaites, conçues l'une pour l'autre ! » Son père hocha la tête, les yeux pétillants. « Exactement. C'est la coévolution en action. »

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La mère d'Hugo entra, portant un plateau de collations. « C'est partout ! » lui annonça Hugo. « Comme ces colibris dans le jardin avec des becs faits pour les fleurs en trompette ! » Sa mère sourit et ajouta : « Ou comme les bactéries utiles dans nos estomacs qui nous aident à digérer nos aliments. Nous ne pourrions pas vivre sans elles ! »

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Hugo a pris son carnet et a griffonné, résumant ses pensées. « Donc, la nature est un gigantesque mécanisme d'horlogerie où tout est connecté. » Il a levé les yeux vers sa famille. « Mais si les fleurs et les papillons ont évolué ensemble, » s'est demandé sa mère à voix haute, « à quoi ressemblait la toute première forme de vie, la plus simple, sur Terre ? »