The King of England and His Three Sons

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Le roi Obéron d'Angleterre, un homme connu pour son toucher d'or et ses trois fils de charmes variés, régnait sur un pays touché par la poussière d'étoiles. Une fête foraine n'apparaissait que pendant les pluies de météores, un royaume de merveilles et d'illusions, et c'est là qu'Obéron prévoyait de diviser son royaume. L'un né de l'honnêteté, le deuxième de l'amour et le troisième de la tromperie – chaque fils se lancerait dans une épreuve, révélant sa vraie nature pour hériter du trône. Le roi savait que la fête foraine, un miroir tourbillonnant de vérité et de tentation, exposerait leurs cœurs, préparant le terrain pour le destin d'un royaume.

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« Mes fils, » annonça Obéron, sa voix amplifiée par la magie particulière du carnaval, « ce soir, sous la lumière des étoiles, vous ferez chacun face à un défi. » Alaric, l'aîné, redressa sa tunique, une lueur d'ambition dans les yeux. Lysandre, toujours doux, esquissa un sourire nerveux, tandis que Cassian, le plus jeune, se contenta de ricaner, son regard fixé sur un jeu de hasard tout proche. « Le carnaval détient les clés de vos destins, » poursuivit Obéron, sa voix résonnant à travers les tentes tourbillonnantes et les lumières éblouissantes. « Prouvez votre valeur, et le royaume sera vôtre. »

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Alaric, désireux de prouver sa force, s'avança. « Je gagnerai cette épreuve par la puissance ! » déclara-t-il, sa voix résonnant à travers le carnaval. Oberon hocha la tête, désignant un jeu de force : une cloche massive qui exigeait une force immense pour être sonnée. Un bonimenteur, avec un chapeau à plumes et un sourire malicieux, expliqua les règles : Sonnez la cloche trois fois, et réclamez le prix. Mais, prévint le bonimenteur, la cloche amplifie la véritable intention de chacun — la cupidité, la gentillesse, la tromperie — la rendant visible à tout le carnaval.

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Alaric balança le marteau, le visage tordu par l'effort. La cloche sonna une fois, un son clair et résonnant. Il sourit, enhardi. D'un deuxième coup, il y mit toute sa force, et elle sonna de nouveau, plus fort cette fois. Mais alors qu'il se préparait pour le troisième coup, une envie irrésistible l'envahit : tricher, pour assurer sa victoire. « Comme l'a dit Machiavel, "La fin justifie les moyens" », marmonna Alaric pour lui-même, justifiant son plan. Il vit un boulon desserré sur le mécanisme.

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Lysandre, comprenant la nature des épreuves de son frère et connaissant l'importance de l'honnêteté, aborda sa propre épreuve : un labyrinthe de miroirs, rempli d'illusions et de reflets du cœur. Une femme sage, drapée de velours et ornée de bijoux en argent, se tenait à l'entrée. « Trouve le vrai chemin, jeune prince, et révèle l'amour qui est en toi », lui intima-t-elle, ses yeux pétillant comme les étoiles lointaines. Un mauvais virage te mènera en toi-même, d'où personne ne peut sortir.

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Lysandre pénétra dans le labyrinthe, le cœur rempli d'espoir. Des miroirs reflétaient son visage cent fois, chacun déformé et exagéré. Des doutes chuchotaient dans son esprit : Suis-je digne ? Suis-je assez fort ? Le labyrinthe bougeait autour de lui, brouillant la réalité et l'illusion. Un miroir montrait Lysandre en roi, puissant et vénéré. Mais alors qu'il tendait la main pour le toucher, l'image se brisa, révélant un chemin à suivre. « Les meilleures et les plus belles choses du monde ne peuvent être vues ni même touchées – elles doivent être ressenties avec le cœur », se rappela Lysandre, se souvenant de ce qu'avait dit Helen Keller.

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Cassian, les yeux brillants de malice, se dirigea d'un pas désinvolte vers son épreuve : un jeu d'énigmes, supervisé par une figure masquée et drapée d'obscurité. « Réponds correctement, et réclame ton prix. Échoue, et affronte les conséquences », siffla la figure, sa voix envoyant des frissons le long de l'échine de Cassian. La première énigme : « J'ai des villes, mais pas de maisons, des forêts, mais pas d'arbres, et de l'eau, mais pas de poissons. Que suis-je ? » Cassian sourit. Il connaissait la réponse.

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« Une carte », répondit Cassian, sa voix pleine d'assurance. La silhouette masquée ricana, et le prix apparut : une couronne scintillante, rayonnante de pouvoir. Mais alors que Cassian s'apprêtait à la saisir, la silhouette l'arrêta. « Il y a une dernière question, prince. Quelle est la plus grande tromperie de toutes ? » Cassian hésita, son sourire vacillant pour la première fois. Il regarda autour de lui le carnaval, les illusions et les tours, et réalisa la vérité. « La tromperie réside dans le fait de croire que le pouvoir est la seule chose qui compte », dit-il.

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Alaric, désireux de tricher, desserra le boulon de la cloche. Il frappa de toutes ses forces, mais au lieu de sonner, la cloche bascula et s'écrasa au sol. Lysander émergea du labyrinthe de miroirs, les yeux brillants d'une compréhension nouvelle. Oberon observait, une expression solennelle sur le visage. Cassian, ayant dit sa vérité, vit la figure masquée disparaître et la couronne briller maintenant d'un argent terne. « Vous vous êtes tous révélés », annonça Oberon.

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Oberon, le cœur lourd, divisa le royaume non par la terre, mais par la vertu. Il donna à Alaric une petite parcelle, dépouillée d'or, pour qu'il apprenne la valeur du travail honnête. Lysandre hérita d'un sanctuaire, un lieu de guérison et de compassion, pour répandre son amour. Cassian, désormais sage et honnête, reçut le carnaval lui-même, pour utiliser ses illusions afin de révéler la vérité. Et ainsi, le royaume fut gouverné non par le pouvoir, mais par les vertus qui comptaient vraiment : l'honnêteté, l'amour et la sagesse. « La véritable épreuve de caractère, » dit Oberon, « n'est pas ce que nous gagnons, mais ce que nous choisissons de devenir. »